18 août 2008
Ici et ailleurs
Je ne suis plus ici.
Je suis bien ici : Querelle.
Et ici : Nicolas Raviere
Ici : Myspace
et ici Facebook
A bientôt :-)
01 avril 2008
Les Protubérances

Voici donc mon cinquième roman, disponible dès aujourd'hui, toujours en auto édition et toujours sur internet. Les Protubérances.
Résumé :
Emilie, onze ans, surdouée, passe le baccalauréat cette année. Mais c’est sans compter sur une tragédie qui mine son existence : des protubérances mammaires poussent sur son corps, qui n’a de cesse de s’allonger… Seulement voilà, Emilie refuse de grandir, pire encore : de devenir une femme. C’est alors qu’elle entame une véritable croisade contre sa féminité.
Extrait :
Rien de pire ne pouvait m’arriver :
me scrutant devant la glace, à l’âge de onze ans, j’ai vu mon corps
s’agrandir, comme un élastique. Et deux petites boules informes sont
apparues au-dessus de mes côtes. Deux petites boules roses et grêles.
Le désastre était pour le moins éminent. Alors, j’évitais de trop me
regarder nue.
A présent, j’étais comme les autres filles de ma classe. Il faut
dire qu’à onze ans, j’étais déjà en terminale, grâce à des dispositions
intellectuelles phénoménales.
Ma mère a tout de suite remarqué que je m’allongeais en triangle :
ma tête était bien plus haute, mes épaules incurvées, ma culotte de
cheval n’en avait pris que plus d’ampleur et il y’avait, cruel
châtiment, ces petites boules que, sans doute, je ne pourrais
dissimuler plus longtemps. Bref, je ressemblais à pas grand-chose et,
malgré tous ces changements inopportuns, j’appréhendais de devenir une
femme.
Rose, une fille de la classe, du genre un peu rebelle, abonnée au
rituel de la scarification pour conjurer son ennui profond et
inéluctable, la seule qui, en fait, daignait m’adresser la parole,
avait remarqué les deux vagues monticules qui déformaient légèrement
mes vêtements.
« Tu pousses comme une fleur, Emilie. Tu bourgeonnes ! C’est merveilleux ! »
Quant à moi, vraiment, je ne voyais là vraiment rien de merveilleux.
Les garçons, eux, ne regardaient même pas mes bourgeons à peine
éclos. Les autres filles se gaussaient et, semaine après semaine, mon
embarras ne faisait que croître. Je me sentais indésirable, dans ce
corps trop grand pour moi, improbable fœtus de femme. Je sentais bien
que ce n’était que transitoire, mais, malgré tout, je ne m’en
accommodais pas. Changer aussi vite me posait bien des tracas car je ne
parvenais pas à m’habituer à cette jeune fille sans cesse différente,
aperçue chaque matin et soir devant le miroir : d’abord ronde comme une
boule de pain, j’étais devenue une bouteille d’orangina de plus en plus
filiforme, la pulpe en moins.
Fidèle à mon poste d’observation, j'examinais curieusement et
méticuleusement, disséquais visuellement mon apparence, traquant la
moindre de mes imperfections. Ma mère se rendit très vite compte de ce
petit manège si bien qu’elle prit la décision de s’entretenir de ce
sujet avec moi. Un soir que l’auteur de mes jours manquait à l’appel du
souper, elle me coinça sur le divan, prenant son air de femme
d’affaires au sourire artificiel :
« Assieds-toi ici, ma petite Emilie. Il est temps qu’on ait une petite conversation entre femmes. »
J’entrevoyais déjà le désastre : l’expression entre femmes
trahissait sa volonté concupiscente de me parrainer à ce monde nouveau
de la féminité. Pire encore, je sentais bien que j’aurais droit à ses
récits ineptes et exaltés de jeune fille de pensionnat. Il me faudrait
alors passer de Flaubert à Barbara Cartland, ce qui augurait du pire
pour ma santé mentale déjà fort menacée.
Eussé-je élaboré un quelconque stratagème, aidé du milliard de
neurones dont j’étais pourvue, je ne serais point parvenue à éviter
cette catastrophe ou alors j’aurais dû recourir à des moyens extrêmes
comme la fugue ou quelque chose de plus noble et élaboré, par exemple
arranger un enlèvement, en soudoyant quelques banlieusards désoeuvrés,
mais parfaitement cupides.
Point me faut de volonté quand celle de ma génitrice domine en tout
: déesse improbable, ce que Madame Colon décide ne manque jamais de se
réaliser. Elle a une emprise réelle sur la matière. Ses désirs sont des
ordres, ses plaisirs, des désordres. En conséquence, je m’exécute, en
fille servile que je prétends être, par peur qu’une malédiction en
provenance de l’Olympe me tombe sur le coin du nez, bien assez évasé
qui plus est.
Je n’ai du reste pas encore précisé que mon physique ingrat ne
s’étendait pas qu’à la simple structure de mon corps déformé par la
croissance, mais concernait également mon visage, poupin et bubonique.
Je n’évoquerai même pas mon sourire simiesque, laissant planer le doute
quant à un éventuel myxœdème. Vivre cinq ans au Cambodge et à
Tombouctou n’a pas dû arranger les choses.
Je me suis donc résolu à m’asseoir à ses côtés.
« Emilie, j’ai remarqué chez toi de grands changements ! »
Silence de ma part. Un ange passe. Puis deux, c’est merveilleux.
Or, elle revint à la charge. La carne. Car c’était inévitable, une fois
la machine lancée. Génitrice poursuivit, emballée, avec de grands airs
d’institutrices vierges et ménopausées :
« Lorsque j’avais ton âge (phrase fatale, prémices à la logorrhée)
ma mère me faisait s’asseoir sur le sofa et m’a dit quelque chose comme
: « Ma chère enfant, j’ai cru remarquer en toi d’augustes changements.
» Les temps ont certes changé, me confia-t-elle en prenant une voix
nostalgique, mais il est des choses bien immuables, mon trésor. Je veux
te parler de maturité féminine. Tu vas bientôt pouvoir donner la vie.
Comprends-tu ce phénomène ? »
[Pour connaitre la suite, une seule adresse : LES PROTUBÉRANCES.]
01 décembre 2007
EX Nihilo
Aujourd'hui sort mon troisième roman, toujours en auto-édition.

Présentation :
EX Nihilo : rien ne
naît de rien. Et pourtant...
Point de départ :
après huit ans d’absence, Christophe, ancien étudiant
alcoolique et
communiste, revient du Soudan. Il désire revoir Simon, à
qui il n’a
jamais donné signe de vie depuis... Simon ne se souvient
qu’à peine de
lui, mais peu à peu, au fil des heures et des coïncidences,
l’histoire
se reconstruit d’elle-même.
Après Disconite et l'Enfance d'une Garce, Nicolas
Raviere explore de
tout nouveaux concepts et univers pour ce troisième roman qui se
passe
cette fois-ci entre Lyon et Dijon et mélange habilement les
genres
narratifs (récit, autobiographie, théâtre, ainsi
qu'une version
revisitée façon "gay" du célèbre conte Le Petit Chaperon Rouge...).
EXTRAITS :
Felipe m’appelle : « Prépare-toi. J’arrive à
l’heure que tu sais. Mets le tee-shirt rouge. Ca va être hot.
» Je ne comprends pas ce qu’il veut, mais le tee-shirt, je
l’enfile sans réfléchir. C’est celui que nous nous sommes
achetés, on avait craqué dessus. Première faute de
goût. Il n’y en avait plus qu’un. On le portait chacun notre tour
et puis il m’a dit : tu peux le garder, le rouge te va mieux au teint.
En vérité, il ne rentrait plus dedans. La cause : une
petite surcharge adipeuse à peine gênante.
Felipe, c’est un véritable concentré de gentillesse et de
mauvaise foi en une seule et même personne, quand bien même
il lui arrive aussi de se dédoubler, parce que nous n’avons pas
assez d’un seul corps, pour tout faire. La joie infuse dans la
chaîne stéréo, il y’a Madonna qui vous parle mais
en simultané : oubliez les factures et venez avec moi dans un
voyage disco pas très original, certes, mais plutôt
confortable. Oubliez vos petits problèmes sans importance, alors
que vos problèmes viennent tous du disco monde, fatalement. Come
with me. Sera-t-il là ce soir ?
Pour répondre à cette question, il faut
déjà savoir où l’on va. Et là, c’est
toujours la surprise. La surprise, c’est souvent le Couloir et
ça retombe toujours comme le soufflet de tante Agathe : on
espère toujours qu’il soit goûteux, moelleux, enfin,
délicieux quoi, et c’est au final une espèce de bouillie
informe qui n’a pas de goût, un met de cantinière qui
aurait perdu le sens du goût, de l’odorat. A la Divine, il y’a
bien trop d’hétéros pour sacrifier l’identité ou
alors c’est le dimanche que cela se passe ; au Marécage, pas
nécessairement fangeux, c’est le pays des lesbiennes, et cette
boîte dont j’oublie toujours le nom, où gras et kitsch
rivalisent sans cesse dans des litrons d’alcool bon marché
vendus à prix d’or, (...)
[...]
Il était
une fois à Sainte-Foy-lès-Lyon, un très joli
garçon, beau comme il n’est pas possible d’en voir ; sa
mère, comme toutes les mères, en était folle et sa
grand-mère, bien plus encore, mais pas comme toutes les
grand-mères. Ca non...
Ce tee-shirt qu’il
portait fort souvent, et qui lui allait à ravir, car il semblait
avoir été conçu pour lui, pour sa musculature, lui
seyait tellement bien qu’on l’appelait le petit Chaperon Rouge.
Un jour, sa mère avait fait cuire des brownies et lui dit qu’il
serait fort aimable s’il pouvait en apporter un à sa
chère grand-mère, parce que celle-ci était un peu
malade ces derniers temps : une grippe carabinée ; cela lui
serait sans doute d’un grand réconfort que de voir son petit
fils et de grignoter avec son tout nouveau dentier un brownie fait
maison, auquel la mère du petit Chaperon ajouta un petit pot de
beurre, parce qu’elle n’en avait plus dans son
réfrigérateur.
Le petit Chaperon rouge s’en alla donc, tout fier du haut de ces seize
ans, prenant le bus pour monter sur la colline et rejoindre
Sainte-Foy-lès-Lyon.
Se trompant de quelques arrêts et descendant non loin de
l’imposant fort Saint Irénée, il rencontra Loup, un
très beau jeune homme aux yeux perçants, qui l’aurait
bien dévoré tout cru, certes, mais il y’avait là
quelques témoins fort gênants : des étudiants, qui
attendaient au bus, ou se dirigeaient vers un fast food. Un fast food :
une aberration pour Loup, que de manger des steaks de vaches
laitières, mortes à quatre ans, au lieu de vingt. De la
vrai semelle. L’homme est bien meilleur, infiniment plus copieux.
Surtout les jeunes hommes.
Néanmoins, il lui demanda où il allait comme ça,
d’un pas si leste. Sans minauder un seul instant, le petit Chaperon
rouge lui dit qu’il rendait visite à sa grand-mère, rue
Grange Bruyère, afin que de lui apporter un brownie, ainsi qu’un
petit pot de beurre.
« La direction à prendre, ce n’est pas la bonne, indiqua
alors le loup, afin que d’arriver chez la grand-mère bien avant
lui.
- Mais, balbutia le petit Chaperon rouge, regardant non sans
perplexité son petit plan dessiné à la main, par
sa mère, il semblerait que non.
- Laissez-moi regarder ce plan de moi-même, fit le loup d’un air
absolument concentré, qui semblait pour le coup
réfléchir à en avoir des yeux terriblement
perçants. »
Il détailla le plan, qu’il retourna et claironna victorieux :
« C’est tout simplement dû au fait que le plan a
été dessiné à l’envers, jeune homme ; une
simple inversion, ce qui n’a rien de vraiment grave. Bien au contraire.
»
Loup ayant l’air sincère dans son explication
tarabiscotée, qui ne tenait pas vraiment debout, le petit
Chaperon rouge, bien que sceptique, alla en sens inverse, pensant
trouver la rue Grange Bruyère, mais il ne trouva rien, si ce
n’est que la rue descendait, direction les quais. Pas de noisettes
à cueillir, certes, mais le jeune homme se surprit à
faire voleter quelques pigeons, qui dévoraient des morceaux de
pain sur le trottoir.
Pendant ce temps, Loup courut de toutes forces en direction de la dite
maison, dans l’espoir de pouvoir y pénétrer : sans doute
la vieille femme attendait-elle le petit Chaperon Rouge ; il lui serait
aisé que de se faire passer pour lui. Aussitôt devant, il
essaya de pousser le portail qui céda tout à fait et, sans
plus attendre, pénétra lestement le jardin : que ce coin
était calme, les maisons cachées par de très
grands arbres. L’endroit idéal pour commettre son forfait.
La sonnette était défaillante : probablement une de ces
vieilles radines contrôlant ses dépenses pour ne pas trop
dépenser la retraite militaire de feu son mari. Aussi il heurta
: toc, toc, toc.
[...]
Enfin, lorsque les jambes de Loup le
frôlèrent, tout son corps frissonna de bien curieuse
façon. Les jambes de la mère-grand se
révélaient bien plus poilues que les siennes, par un
étrange maléfice ! Quelle surprise étonnante.
C’était si impromptu, cette sensation, terriblement excitant :
le
petit Chaperon Rouge se dit qu’il s’agissait là presque d’un
homme et c’était un contact - effleurer, toucher une homme -
dont il rêvait depuis fort longtemps.
« Mamie, s’exclama-t-il bêtement, émoustillé,
vous avez les jambes vraiment poilues.
- C’est que mon épilateur est en panne, mon enfant.
- Mamie, vous avez de grandes jambes, si fermes, si musclées !
- C’est à force de danser mon enfant, de danser. »
[...]
15 novembre 2007
L'Enfance d'une Garce
C'est aujourd'hui que sort mon second roman, toujours en auto édition, L'Enfance d'une Garce :

PRESENTATION :
Joséphine
n’est pas une enfant comme les autres. Dès l’âge de quatre
ans, elle a une étonnante conception du monde et des choses qui
l’entourent : elle n’aime pas sa mère, ni les gens du village,
elle parvient à faire renvoyer la bonne, déteste les
autres petites filles avec qui elle refuse de jouer, torture son chien,
ignore sa petite sœur, n’éprouve absolument aucune peur
vis-à-vis de la terrible institutrice ; puis, un jour,
poussée par la curiosité, elle découvre un nouvel
univers en se liant d’amitié avec le nouveau voisin, Monsieur
Arnauty, un professeur de piano que les gens du village
méprisent et appellent « l’inverti ».
L’Enfance d’une Garce
est le second roman de Nicolas Raviere.
EXTRAIT (le
début)
Du plus loin que je me
souvienne, j’ai toujours été méchante. Je
détestais ma mère pour ce qu’elle me donnait de
gentillesse. Elle me serrait, elle me serrait dans ses bras doux et
moelleux et souvent j’avais du mal à respirer contre sa grosse
poitrine étouffante. Le tissu de sa robe n’était jamais
lisse et plus il faisait chaud, plus elle me serrait, c’était
étouffant. Absolument étouffant. Oppressant, même.
Alors, je la frappais, je la frappais fort. J’avais quatre ans. Tant
elle était gentille, qu’elle ne disait rien, cette femme ; tout
juste pensait-elle que je voulais jouer et pour cela, je n’avais ni
frère, ni sœur.
Alors, clémente, souriante toujours, elle
pardonnait mes coups et cela m’énervait tant, cette attitude
heureuse, que je récidivai avec plus de force encore. Elle riait
parfois et toujours, je capitulais : je me détachais avec force
d’elle, frappais une dernière fois dans sa poitrine moelleuse,
parce que j’avais remarqué que ça lui faisait mal, mais
là encore, elle restait digne, tachait de ne pas trop montrer sa
souffrance et n’osait pas me punir pas plus qu’elle n’osait me faire la
moindre remontrance. Je sus plus tard que cette femme était
chrétienne et je la maudirais pour cela. Cette
révélation donnera un second sens à ma vie.
[...]
J’appris très vite que la
pensée ne sert pas à grand-chose, que ce n’est pas en
pensant à quelque chose très fort que cela se passe. Ce
serait trop beau. J’avais beau prier chaque soir cet homme invisible
dont elle parlait souvent. D’après elle, il exauçait les
vœux des gens gentils. Il s’appelait Rhésous Christ. Je trouvais
que c’était un très vilain nom, un peu ridicule aussi.
Néanmoins, je savais que ce n’était pas des fables parce
que l’Espagnole était droite et ne mentait jamais.
J’ai donc pensé
très fort à lui, à ce mystérieux
Rhésous, un soir qu’elle avait arrêté de crier et
leur grand lit de grincer. Je me suis concentré et j’ai
serré les poings et alors je lui ai demandé à
Rhésous de me laisser toute seule dans la maison avec papa, et
d’emmener l’Espagnole avec lui où il veut, que si c’était
difficile à réaliser, il pouvait s’arranger pour qu’elle
perde seulement l’usage de la parole. Toutefois et bien que j’y mettais
beaucoup de cœur, rien ne se passait comme dans mes désirs :
l’Espagnole était toujours là, tous les jours, et plus je
grandissais, plus elle parlait, avec son français pas
très joli, plus ses phrases étaient longues,
insupportables.
La sonorité J, en
particulier, me révulsait. J’avais l’impression qu’elle avait la
bouche pleine de terre, alors que c’était faux et il y’avait
quelque chose de morbide là-dedans que justement, j’aurai
aimé, même si je n’avais que cinq ans, lui fourrer sa
bouche de terre, afin qu’elle se taise… Quoi qu'il en soit,
Rhésous Christ n’entendait pas mes prières et c’est alors
que je compris que j’étais méchante.
Un exemplaire du prochain roman de Nicolas Raviere, EX Nihilo, qui sort le premier décembre, à gagner jusqu'au 30 novembre, sur le site officiel de Nicolas Raviere
25 juin 2007
Les Corps Cendrés
Voila, mon second recueil de poèmes, et dernier pour ce qui est de l'année 2007, vient juste de sortir. En voici une présentation :
Parce que souvent, la poésie chante les femmes, Nicolas Raviere chante les hommes, le corps des hommes, et les hommes ensembles, les possibles et les impossibles. Son second recueil, Les Corps Cendrés regroupe des vers classiques, des vers libres et des poèmes en prose sur l'homme, parce qu'il est aussi muse, au delà de la femme.
A l'instar de Transparence Du Monde, Les Corps Cendrés est composé de 5 parties :
Prélude évoque les premières amours et de la découverte de la sensualité / sexualité, les possibles choix d'une destinée amoureuse et sexuelle.
Les Corps Offerts compose un panégyrique du corps masculin et de ses attributs.
Homotextuel dévoile une poignée de poèmes « ludiques ».
Backroom met en scène les corps dans des espaces sexués, les assemble alors qu'ils se plient aux rituels de la chair.
La Mort des Anges conclut le recueil.
Découvez treize poèmes de ce recueil dans l'aperçu.
06 juin 2007
Nuits Closes : sortie imminente

Nuits Closes, c’est 21 nouvelles gays allant de l’ombre à la lumière, du rire aux larmes, du cynisme à l’optimisme. Les uns sont planqués derrière leurs PC et cherchent l’homme idéal, d’autres fréquentent ou découvrent le « milieu », s’essayent à la séduction, là où d’autres rencontrent enfin l’amour, le vrai, celui qui peut les faire sortir de la nuit, de la nuit Close... D’autres ne pensent qu’à épouser d’autres chairs dans des labyrinthes infinis qu’ils créent à volonté. Alors que certains quêtent l’infini dans des paysages de conte, d’autres se satisfont d’un parfum, dans un tramway. Alors que certains se cachent dans la forêt, s’adonnant à l’amour, d’autres subissent les assauts d’une tournante mécanique dans une chambre sordide… Et puis, il y’a cette crème de beauté miraculeuse, qui permet de rester et beau et jeune, et cet attachant morpion, qui n’aime que les homosexuels… Nuits Closes propose cela, et bien plus encore.
Détails sur l'édition
Imprimé: 287 pages, 6" x 9", parfait reliure, 60# crème papier intérieur, noir et blanc encre intérieure , 100# blanc papier extérieur, pleines-couleurs encre extérieure
Résumés des 21 nouvelles qui composent le recueil Nuits Closes :
La nuit close : Ou la vision schématique d’une nuit de drague en boite.
*
La peau de Karim : Karim, un adolescent de la banlieue parisienne, se refuse de vivre son homosexualité.
Le fils du Boulanger : Michael, le fils du boulanger, habite dans un village de trois cents habitants, auquel il cache, comme à sa famille, son homosexualité, jusqu’au jour où sa sœur, trop curieuse, découvre son secret.
Transparence : Alexandre, un garçon que personne n’a jamais regardé, absolument transparent, tente sa chance dans un lieu de drague pour tester son potentiel de séduction.
6X7 : Yannick D. recherche comme beaucoup le mec idéal. Comme tous, sa quête de la perfection passe par des impératifs, des critères de sélection plutôt drastiques. Le sien est unique, et mathématique : il aimera le mec qui, sans réfléchir, saura répondre sans même réfléchir à cette simple question mathématique : 6X7.
Premier soir : Ludovic découvre pour la première fois le monde des boites de nuit, en compagnie de ses deux meilleurs amis, Kevin et Romuald, deux joyeux drilles que rien n’arrête.
Dédalus : Ou la soirée d’un homme lambda dans un sex club labyrinthique. Trouvera-t-il la sortie de ce labyrinthe de Chair ?
Au château de MorteFleur : Il s’agit ni plus ni moins d’un conte relatant, ma foi, le parcours et les épreuves d’un prince dont la quête est de retrouver l’antédiluvienne princesse d’un royaume voisin, pour la réveiller avec un baiser, dans le plus grand respect de la légende… sauf que comme c’est un conte gay, c’est pas tout à fait comme cela que ça doit se passer...
Le pianiste : Un jeune homme s’éprend de la musique d’un pianiste qui, dans l’appartement d’en face, le fait rêver avec les superbes mélodies qui, chaque soir, s’échappent de son piano. Aimera-t-il tout autant le pianiste ?
Le garçon parfumé à la menthe : Dans le tramway, chaque matin, le narrateur aperçoit le troublant garçon parfumé à la menthe, lequel a transformé sa vie par sa simple présence. Mais un jour, sans crier gare, celui-ci disparaît…
Pharien et Antorfas : Du destin tragique de deux chevaliers du Moyen Age, épris l’un pour l’autre et négligeant leur Dame.
*
Histoire d’un morpion : Tribulations et considérations d’un morpion.
*
Le sorcier et la vierge de Fer : Un homme solitaire, célibataire depuis bien trop longtemps, en rencontre un autre qu’il décide de séduire en utilisant la sorcellerie.
Une si séduisante réalité virtuelle… : Julio, un gay esseulé, découvre, en achetant un ordinateur et en se reliant à internet, un nouveau monde qui le captive puis le happe.
Cette nouvelle sera disponible gratuitement en téléchargement, en format PDF, le jour de la sortie du recueil, le 29 juin.
Jeunesse Eternelle : Une nouvelle crème révolutionnaire permet à quiconque de retrouver son aspect d’antan, la jeunesse absolue, et parfaite. La promesse en sera-t-elle tenue ?
La Fabrique de mecs : Mec maker est un site révolutionnaire qui permet de commander un mec créé sur mesure. Antoine, séduit par le concept, commande lui aussi son homme idéal, qu’il fabrique lui-même de toute pièce, étape par étape.
Arrêt sur image : Deux jeunes hommes se rencontrent dans un parc et tombent amoureux l’un de l’autre.
Dance or Die : Cette nouvelle nous plonge dans une étrange émission de télé réalité dont l’alternative est des plus simple… il s’agit de danser ou… de mourir.
Le Manège de Chair : Après avoir pensé faire le deuil de sa mère, morte il y’a deux mois, un homme décide à nouveau de sortir et conjurer cet ennui, ce profond mal-être qu’il ressent. Rencontrant un homme dans une boite de nuit, il devient une sorte d’objet sexuel inactif, englué dans des faits qu’il ne maîtrise plus, alors que cinq hommes profitent de son corps.
Rupture : Xavier et Yanis se séparent, et cette séparation, qu’ils vivent d’une façon différente l’un et l’autre, n’est pas sans conséquences sur leurs modes de vie.
*
Notre Drame des Fleurs : Les derniers instants de Notre Drame des Fleurs, prostitué.
SORTIE LE 29 JUIN 2007, à cette adresse :
NICOLAS RAVIERE.
En attendant, vous pouvez toujours lire mon premier roman, DISCONITE. (deux premières pages dans l'apercu).
02 juin 2007
Disconite
MON PREMIER ROMAN
"Résumé" :
Mélénas, Mélunos et Mélonis, trois amis inséparables, passent tout leur temps libre ensemble depuis des années. Ils partagent tout : les sorties, les secrets, les alcools, une seule et même voiture, leurs sous-vêtements et, bien sûr, leurs amants. Parfois, en discothèque, l’ambiance, les sons, les visages, l’alcool, et autres substances, souvent quelque chose de bien plus profond encore, poussent ces trois amis au crime, frisson singulier, exaltant.
Couverture

Extrait (le début) :
Hommes alentours, silhouettes trapues, noires, bardées de bombeurs, dans l’entrebâillement de la porte, métal froid, imposant, celle-là même de porte qui baille, s’ouvre, une fois le doigt sur la sonnerie appuyée, vagin métallisé. Le regard haut et noir, scrutateur, ils laissent souvent les corps un à un pénétrer l’antre des sons, comme une vaste machine aux désirs uniformes et sans cesse relancés. Un homme dichroïque garde les vêtements chauds de l’hiver sur des rangées spécieuses de cintres noirs, recourbés comme des verges au repos, contre quelques pièces, dévoilant un sourire vaguement édenté quand, bouche ouverte, il vous dit ou vous clame « bonne soirée », selon l’attirance, claquant sa langue violacée comme un fouet sur des muqueuses humides.
C’est une procession lente souvent, devers cet homme, une fois le sanctuaire pénétré : il est deux heures, les corps s’entassent, dévêtus de tous leurs oripeaux. Les corps beaux souvent se dévoilent, exhibent sous leur musculature fallacieuse ces tissus simples dont ils sont revêtus, rituellement près du corps, comme une improbable seconde peau, laquelle, toujours, réfléchit l’artificieuse lumière avec un éclat terrible, aux limites de l’aveuglement, vaine et stérile provocation, ourlant le corps, torse, épaules et biceps, mis en valeur pour l’hédonisme pluvieux du soir. Le sacro-saint halo des anges permissifs.
L’histoire commence ici, dans ce fatras sonore, l’infanterie des décibels - j’habite ici.
Enfin presque, en certaines heures reculées, que je choisis au sein de celles souvent imposées par le Rite : l’arrivée jamais avant deux heures, et le départ toujours avant cinq, mais jamais seul pour le coup. Mélunos et Mélonis souvent m’accompagnent dans leurs vêtements diaprés, afin que nous puissions former ce trio improbable que nous aimons tant : à la fois frères, à la fois sœurs, parfois amants, nous avançons à trois dans une même nuit, en stéréo et en simultané, jusqu’à signer nos forfaits et nos crimes par nos seules initiales, MMM, sur les murs, trottoirs, affichettes et devantures, au sang, au gloss, aux déjections rectales, au chyme.
Moi, Mélénas aime les hommes en noir.
Mélunos, les hommes en gris.
Mélonis, les hommes en rouge.
Le blanc c’est commun ; le blanc c’est salissant. Le blanc, c’est virginal, c’est propre et éclatant. C’est très mariage aussi, sans doute alors très militant. Et jamais vraiment sexy, le blanc.
Mon nom est Mélénas, non pas le pluriel de méléna, qui signifie « évacuation de selles obscures par l’anus, contenant du sang noir digéré » mais en référence à cette fabuleuse épopée d’Homère, l’écrivain et aveugle et inventé, qui relate le célébrissime épisode de la guerre de Troie. Mélénas est l’époux d’Hélène, la belle Hélène, la poire Hélène, mais belle poire sûrement, pour susciter pareille hécatombe.
16 mai 2007
Mes oeuvres
Nicolas Raviere : Disconite (roman)
Mélénas, Mélunos et Mélonis, trois amis inséparables, passent tout leur temps libre ensemble depuis des années. Ils partagent tout : les sorties, les secrets, les alcools, une seule et même voiture, leurs sous-vêtements et, bien sûr, leurs amants. Parfois, en discothèque, l’ambiance, les sons, les visages, l’alcool, et autres substances, souvent quelque chose de bien plus profond encore, poussent ces trois amis au crime, frisson singulier, exaltant.
Vidéo présentant ce roman :
MES AUTRES LIVRES

21 nouvelles de genre et registres différents sur le thème de l'homosexualité.
Résumé des nouvelles ICI.
Sortie : prochainenement. Plus de détails dans le blog MySpace.
Conçu à la manière d’une série télévisée, le roman feuilleton Les Garçons vous propose, dans sa première partie, de suivre au cours d’une année les péripéties amoureuses et amicales d’un groupe d’amis : Dimitri, un lycéen ambitieux et fort doué, mais peu ouvert sur les autres, rencontre Xavier, un jeune homme de vingt-quatre ans, qui l’introduit dans une vie nouvelle qu’il ne soupçonnait pas. La préquelle le Malentendu, en bonus, se déroule dix ans auparavant et met en scène Sylvain, dévoilant son lourd secret.
CLIQUEZ SUR LA COUVERTURE POUR LIRE LES PREMIERES PAGES
(deux extraits sont disponibles, également, dans le blog sur MySpace)
Transparence du Monde regroupe des poèmes écrits par Nicolas Raviere lorsqu’il était en faculté de Lettres Modernes, à Dijon. En vers libres, et généralement affranchis des contraintes de la syntaxe, ces poèmes possèdent une dimension orale évidente, instantanée, découvrent des univers liés au(x) monde(s), aux individus, aux sexualités, sous forme de multiples facettes qui façonnent ce Kaléidoscope que certains appellent l’existence, cela, sous de multiples strates : le monde sensible, le monde des idées et les « choses » au-delà. Une experience singulière.
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et sinon tous les oeuvres publiées de Nicolas Raviere sont ici dans sa boutique :
Pour en savoir plus sur moi ou lire quelques-un de mes textes via mes blogs, vous pouvez visitez les liens suivants :
Mon journal intime... mais non confidentiel.
Le journal inversé, sélection de textes.
10 mai 2007
Disconite : la vidéo
Présentation de mon Roman "Disconite", une autre histoire gay absolument différente de ce blog ou des Garçons (version romancée), qui sort le 26 mai 2007, en vidéo :
Disconite
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Mélénas, Mélunos et Mélonis, trois amis inséparables, passent tout leur temps libre ensemble depuis des années. Ils partagent tout : les sorties, les secrets, les alcools, une seule et même voiture, leurs sous-vêtements et, bien sûr, leurs amants. Parfois, en discothèque, l'ambiance, les sons, les visages, l'alcool, et autres substances, souvent quelque chose de bien plus profond encore, poussent ces trois amis au crime, frisson singulier, exaltant.
SORTIE LE 26 MAI 2007 à cette adresse, et uniquement cette adresse (avec les deux premières pages en lecture) :
NICOLAS RAVIERE
03 avril 2007
Toujours vivant, mais ailleurs
En plus de mon nouveau blog QUERELLE, vous pouvez accéder par ce lien à mes premières productions, le descriptif ainsi que des extraits :
Transparence du Monde (un recueil de poèmes)
Les Garçons (un roman feuilleton gay gay gay)

Les avortés (un livre de dessins)
Et prochainement :
Un recueil de Nouvelles homo
Un Roman...
!!!!Restez en ligne sur mes blogs pour en savoir plus!!!
Nicolas Raviere







